Florence Kuntz

La chronique de Florence Kuntz

Ancienne députée au Parlement européen et membre de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, Florence Kuntz est consultante en stratégies institutionnelles et affaires publiques européennes. Ses chroniques portent essentiellement sur les problématiques en relation avec l’Union européenne.

UE: y a-t-il un effet Péter Magyar?
À Bruxelles, le départ de Viktor Orban, enfant terrible des sommets européens, a été accueilli comme une délivrance. Les institutions européennes espèrent que son successeur rompra avec des années de confrontation et replacera la Hongrie dans le consensus européen. Mais l’élection de Péter Magyar modifie-t-elle réellement les équilibres politiques de l’Union? Les premières semaines du nouveau pouvoir hongrois permettent déjà d’apporter quelques débuts de réponses.
Cadmium: derrière les engrais phosphatés, les méthodes toxiques de la gauche radicale
Le vote récent, à l’Assemblée Nationale, d’une proposition de loi tendant à abaisser les seuils de cadmium dans les engrais phosphatés illustre trois mécanismes politiques familiers de la gauche radicale française: l’instrumentalisation des peurs au détriment de l’expertise scientifique, l’exploitation de causes environnementales à des fins géopolitiques, et la facilité déconcertante avec laquelle le monde agricole sert toujours, in fine, de variable d’ajustement à ses combats idéologiques.
Pour les Français, le Maroc est un pays qui compte
Dans un sondage récent consacré à la politique étrangère de la France, un enseignement mérite d’être regardé de près: le Maroc arrive en tête des alliés utiles non européens aux yeux des Français. Un capital politique à transformer en avantage durable.
Français du Maroc: quand la diaspora est appelée à donner de la voix
Dimanche 31 mai, les Français du Maroc votent. Comme tous leurs compatriotes établis hors de France, ils vont élire des conseillers des Français de l’étranger. Un scrutin discret, souvent réduit à des questions administratives, mais qui touche en réalité à des enjeux politiques bien plus vastes.
La drôle de campagne présidentielle du recteur de la Mosquée de Paris
Chems-Eddine Hafiz serait-il entré en campagne? Le recteur de la Grande Mosquée de Paris multiplie, au fil de ses billets, des messages politiques explicites. Au cours du seul mois de mai, deux de ses sorties méritent d’être relevées. Elles interrogent sur le rôle qu’il entend jouer dans la bataille présidentielle française.
Élections en Andalousie: la droite espagnole entre théorie et réalité
Le vote andalou dépasse largement l’Andalousie. Test national avant les législatives, il enverra aussi des signaux à Bruxelles et à Rabat. Car cette région est à la fois le jardin de l’Europe, le laboratoire de la droite espagnole et l’une des frontières où se concentrent tous les paradoxes de la relation avec le Maroc.
Accord UE–Israël: une arme pour la paix?
La pression monte à Bruxelles. D’un Conseil «Affaires étrangères» à l’autre, les États membres se rapprochent d’un accord contre… l’Accord. Sanctions contre des colons israéliens violents, mesures ciblées contre certains ministres, restrictions commerciales: ce qui relevait encore hier du tabou diplomatique devient progressivement un instrument de pression politique. L’accord d’association UE–Israël pourrait ainsi se transformer en arme par destination, au service de la paix.
France-Algérie: les Français sont-ils mabouls?
En déplacement dans le sud de la France, le président Macron a dégainé une formule argotique pour fustiger les partisans d’un rapport de force avec Alger: «Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie». Exégèse de la punchline élyséenne.
La tomate à toutes les sauces
Il y a la tomate que l’on voit– fraîche, rouge, calibrée, saisonnière– devenue la star des tensions politiques entre le Maroc et le Parlement européen. Et puis il y a l’autre, celle qui se dissout dans les sauces, les purées, les recettes industrielles: un concentré de mondialisation. Et celle-là échappe trop souvent au débat public.
Christophe Lecourtier, à la bonne place, au bon moment
À l’heure où l’ambassadeur de France au Maroc est officiellement nommé directeur général de l’Agence française de développement, les qualités de ce grand serviteur de l’État seront précieuses à la tête d’une agence dont le Royaume est le premier bénéficiaire.