Le vote récent, à l’Assemblée Nationale, d’une proposition de loi tendant à abaisser les seuils de cadmium dans les engrais phosphatés illustre trois mécanismes politiques familiers de la gauche radicale française: l’instrumentalisation des peurs au détriment de l’expertise scientifique, l’exploitation de causes environnementales à des fins géopolitiques, et la facilité déconcertante avec laquelle le monde agricole sert toujours, in fine, de variable d’ajustement à ses combats idéologiques.